Des faussaires et un groupe d’escrocs ont brisé le mur de l’Aéroport et volé des terrains…Le ministre accuse

Le scandale foncier à l’aéroport de Dakar n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Un véritable scandale opéré en catimini. Qui a décidé d’octroyer des terrains jouxtant le mur de l’aéroport. Le ministre du tourisme et des transports aériens n’y va pas par quatre chemins pour débusquer les «arnaqueurs». Une véritable bombe foncière qui implique de hauts dignitaire du régime et cadres de l’administration.
«Il s’agit de faussaires et d’un groupuscule d’escrocs qui utilisent la société Tobago et la collectivité Léboue comme écran pour accomplir leur basses manœuvres», a d’emblée révélé Abdoulaye Diouf Sarr, en marge de la signature de la charte d’engagement entre l’Etat et Corsair pour la baisse tarifs et la promotion de la destination Sénégal. «Des spéculateurs, sur des bases inexistantes, ont cassé le mur qui protège notre aéroport pour isoler des terrains et les morceler en termes de reconstruction de plus de 200 mètres à lotir à l’intérieur du périmètre aéroportuaire», déballe-t-il. Non sans accuser les «faussaires» de vols de terrains vendus dans l’illégalité. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr qui, visiblement, ne semble pas prêt à lâcher du lest, a affirmé avoir porté plainte auprès de la gendarmerie qui a ouvert une enquête pour situer les responsabilités. Aussi, a-t-il ordonné la reconstruction du mur en question, pour que l’aéroport recouvre les 26.000 mètres carrés qui lui ont été délestés. A son avis, la sécurité de l’aéroport international, Léopold Sédar Senghor, ne doit pas être menacée par des faussaires. «La vie d’un seul passager est plus chère que la construction d’un seul bâtiment», argue-t-il, estimant que le périmètre aéroportuaire doit respecter les normes de l’Oaci. Par conséquent, le maire de Yoff soutient qu’il faut démolir toutes les constructions édifiées sur ces parcelles obtenues sur la base de déplacement frauduleux du mur de l’aéroport. «Il faut combattre l’anarchie et remettre le mur à son endroit initial», préconise-t-il.