Dansokho avait dit que le « Sénégal est en danger »…Macky sait que le vieux politicien a raison

Le Président Macky Sall s’est rendu dimanche matin à Bamako (Mali) pour présenter ses condoléances après l’attaque terroriste contre l’hôtel Radisson Blu. Macky Sall a aussi choisi cette circonstance douloureuse, où un de nos compatriotes a perdu la vie à Bamako, pour envoyer des signaux forts autour de l’unité dans les rangs de la coalition présidentielle Benno bokk Yaakaar. Le chef de l’Etat sénégalais était en effet accompagné d’une délégation à la présence très remarquée des leaders de la gauche, dont Amath Dansokho Président d’honneur du Pit et Mamadou Ndoye, secrétaire général de la Ld. Mais il faut surtout souligner qu’à travers Amath Dansokho, Maky Sall a effectué le déplacement de Bamako avec le leader de gauche ayant très tôt averti qu’avec la situation d’instabilité dans la sous-région, « le Sénégal est en danger ». Des propos qui ont soulevé une levée de boucliers dans la famille politique de Macky Sall, l’Apr, obligeant Amath Dansokho à préciser sa pensée dans nos colonnes. « Ce qui se passe dans la sous-région ne doit réjouir personne. Nous sommes en danger parce qu’il y a des forces à l’intérieur du Sénégal qui travaillent pour déporter des voies de développement civilisées vers les chemins sinueux de la violence », avait sagement averti Dansokho.
Aujourd’hui le temps donne raison au leader charismatique du Pit qui continue visiblement d’avoir l’oreille attentive de Macky Sall. Tout semble donc indiquer que la tempête suscitée par les vérités crues d’Amath Dansokho ont bien été digérées par le Président Macky Sall qui s’est également accommodé des mises en garde de Mamadou Ndoye, l’autre leader de gauche et patron de la Ld, également à ses côtés lors de ce déplacement à Bamako. Mamadou Ndoye est d’avis que la transhumance appelée par Macky Sall n’est pas conforme aux attentes que les Sénégalais ont par rapport à cette deuxième alternance. Il ajoutait que « faire l’apologie de la transhumance dans l’exercice politique du pouvoir est contre-productif même du point de vue électoral. Parce qu’il ne faut pas confondre classe politique et électorat ». Si Macky Sall théorise déjà les réflexes sécuritaires d’Amath Dansokho, rien n’indique qu’il fera de même sur le rejet de la transhumance prônée par Mamadou Ndoye. Mais en attendant, Macky retrouve le côté gauche de sa coalition et éteint, pour un temps, des foyers désagréables de critiques qui font souvent mouche.