Coup dur pour Lamine Diack et ses proches…Le juge français l’enfonce davantage et inquiète son fils et son conseiller

La justice française reste collée aux basques de l’ex-patron de la fédération internationale d’athlétisme (IAAF), le Sénégalais Lamine Diack. Alors que ses confessions étalées sur la place publique par le journal Le Monde secouent fortement la classe politique à Dakar, Lamine Diack a une nouvelle fois été mis en examen ce lundi pour corruption, toujours dans le scandale sur des cas de dopage étouffés moyennant finances. Contrairement à la première instruction où Lamine Diack est soupçonné d’avoir fermé les yeux sur des cas de dopage, notamment d’athlètes russes, en échange d’argent, la seconde mise en examen dont il est question va plus loin. Les juges croient être en possession d’éléments suffisamment incriminants pour estimer que Lamine n’a pas seulement fermé les yeux dans les opérations de corruption qui l’éclaboussent. Car selon une source proche de l’enquête citée par les médias français, les juges estiment que Lamine Diack a remis en espèces, en plusieurs fois, la somme de 140 000 euros à Gabriel Dollé, le médecin qui était en charge de la lutte antidopage à l’IAAF jusqu’à fin 2014.
Même si l’ancien président de l’IAAF nie en bloc avoir remis ces fonds au médecin, sa nouvelle mise en examen lui a été signifiée lundi matin au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris qui maintient la pression sur sa personne. Mais ce n’est pas la première fois que Lamine Diack et le médecin Gabriel Dollé sont dans le même pétrin. Les deux hommes partagent l’infortune d’avoir déjà été mis en examen début novembre pour corruption passive et blanchiment aggravé en même temps qu’Habib Cissé, le conseiller juridique de Lamine Diack. Aux dernières nouvelles, le sort de Pape Massata Diack, fils e Lamine Diack et ancien conseiller marketing de la fédération ne tient plus qu’à un fil dans ce dossier, où lui aussi est lourdement soupçonné d’être un acteur clé des pratiques corruptives à l’origine du scandale. Pour rappel, c’est le 9 novembre dernier que l’Agence mondiale antidopage (AMA) avait, dans un rapport, accusé la Russie de Vladimir Poutine d’avoir mis sur pied un système de dopage organisé dans l’athlétisme. La Russie a dans la foulée été suspendue par l’IAAF et pourrait donc être bannie des épreuves d’athlétisme des Jeux olympiques de Rio, dans huit mois.

1 Comment

  1. Ce n’est pas le Sénégal que Lamine Diack a tué, mais les politi-chiens sénégalais.

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