Conscience citoyenne gëm sa bopp met en garde contre le « sale » débat sur la nationalité

Le mouvement «Conscience citoyenne gëm sa bopp», membre de la Coalition «Macky 2012», s’est prononcé, hier, sur le débat relatif à la double nationalité. Et c’est pour mettre en garde les Sénégalais sur les conséquences néfastes que pourrait engendrer la poursuite de ce débat. «Nos compatriotes observent, depuis quelques jours, un nouveau type de débats, entretenu par quelques hommes politiques, sur la nationalité des uns et des autres parmi les personnes qui nous ont gouvernés dans un passé récent et éloigné. Il faut le dire, à haute et intelligible voix, nous sommes en face d’un débat inutile et dangereux qui, dans un passé récent, a réveillé ailleurs des fantasmes et des pulsions dévastateurs», déclare Maodo Malick Mbaye, président dudit mouvement. Ce dernier, qui s’est fendu un communiqué, d’ajouter : «Partout, dans les pays qui ont sombré dans la violence civile, le procédé est le même. On commence par des quolibets, des approximations dans les interprétations des textes, des amalgames inconsciemment entretenus et des caricatures pour indexer une catégorie de citoyens et l’opposer à une autre».
Sur sa lancée, M. Mbaye indique: «Il serait peut-être temps que la classe politique mesure tout le danger des termes du débat». Il rappelle que «c’est par le biais de l’exacerbation des débats sur la nationalité, l’ethnie, la tribu, la communauté etc., que le Rwanda et la Côte-d’Ivoire ont frôlé l’abîme. De fil en aiguille, l’instrumentalisation des hommes politiques sur des faits mineurs a fini par dresser une partie de la population contre d’autres». «En initiant de tels débats, nous réveillons, par nos prises de parole, les démons assoupis de la discorde nationale. Pour la majorité présidentielle à laquelle nous appartenons, l’urgence commande de placer le curseur, au plan communicationnel, sur les réalisations que Macky Sall a multipliées, en un temps record, au bénéfice des populations», souligne le leader de «Gëm sa bopp». Au demeurant, relève Malick Mbaye, «la question de la bi-nationalité et d’autres interrogations annexes trouvent pleinement leurs réponses dans la charte fondamentale et dans le train de réformes audacieuses que le chef de l’Etat soumettra incessamment à la nation par voie référendaire».