Clédor Sène explique son engagement à côté de Me Wade : « C’était pour participer à l’effort de changement »

Il est reste amorphe. Personne ne l’a jamais entendu se prononcer ou dire un seul petit mot depuis qu’il a été accusé, jugé puis condamné dans l’assassinat du Premier Vice-président du Conseil Constitutionnel d’alors, feu Me Babacar Sèye. Il vient de briser le silence et de la meilleure des manières qui soit. Puisqu’il s’est fait inviter à la Sentv à une heure de grande écoute. Il s’agit bien de Amadou Clédor Sène qui, pour la première fois, s’est livré volontiers au jeu de question-réponse de nos confrères de la Sentv.
En effet, au micro d’Ahmed Aïdara, Amadou Clédor Sène a livré ce qui semble être « sa vérité» dans l’affaire Me Sèye, non sans manquer de remonter la machine de l’histoire.
Il est ainsi revenu pour mieux faire comprendre sa relation avec le farouche opposant du régime socialiste d’alors, Me Abdoulaye Wade. «Nous sommes allés voir Me Abdoulaye Wade pour la première fois chez lui au Point-E un jour de 1988. Il (Me Wade) nous a reçus en présence de Mody Sy, Me Ousmane N’gom, etc… », rappelle-t-il. Avant de narrer la raison de leur visite chez le pape du Sopi. «Nous sommes des jeunes étudiants, chômeurs qui rêvons de travailler, de fonder une famille, avoir une maison, … » avait-il dit à Me Wade qui, rappelle Clédor, avait tout ce qui leur (lui et ses camarades) manquait.
Puisant dans ses souvenirs, Amadou Clédor Sène ajoutera : «nous sommes venus nous engager à vos côtés pour participer à l’effort de changement. » Et de noter que Me Wade leur avait demandé de prendre la carte du Pds. Ce qu’ils n’ont jamais accepté parce qu’ils ne voulaient être militants d’aucun parti afin de sauvegarder leur liberté…. Mais ce refus, avance-t-il, se justifiait d’autant plus que « nous ne croyions pas à la puissance de la carte d’électeur. »

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