Cissé Kane Ndao dénonce un autre scandale à…AHS

AHS : LE SCANDALE DE LA LINE MAINTENANCE ET L’ARNAQUE DU PRIX INTERNATIONAL QUALITY SUMMIT DE LA BID

La société AHS Line Maintenance Sa, filiale du groupe AHS au Sénégal, avait déclaré  avoir obtenu, depuis le 26 novembre 2013, de l’agence européenne de la sécurité aérienne-AESA, le renouvellement de son agrément EASA Part 145, avec un domaine d’agrément étendu à la famille des aéronefs de type Boeing B 737 NG (nouvelle génération) !

AHS s’enorgueillissait d’être la première société en Afrique de l’ouest à se doter d’agrément Part 145 et Rasos, et soulignait avoir dépensé 2 067 909 522 F Cfa pour l’obtention de cet agrément.

AHS Line Maintenance SA avait si bien « travaillé » en conséquence qu’il avait été sélectionné pour recevoir le Prix international Quality Sumit dans la catégorie Or qui sera remis à New York, aux Etats-Unis, le lundi 25 mai 2015, un trophée qui était censé être « une reconnaissance de la contribution d’AHS Maintenance Sa envers le leadership, la qualité et l’excellence dans ses opérations à la plateforme aéroportuaire de Dakar », selon les propos du courrier envoyé à AHS, et à un Abdoulaye Sylla si heureux de brandir un signe de reconnaissance immérité qu’il tombera candidement dans le panneau !

 

Car, en réalité, c’était un prix bidon délivré par un organisme bidon sur lequel il comptait malheureusement pour assurer la promotion d’un projet mort-né : La line maintenance d’AHS !

 

En effet, le journal le Quotidien de Nouakchott déjà dans son édition du 5 décembre 2012 attirait l’attention sur            « ce prix et sur l’institution qui le décerne autant de désinvolture (…) lors de  cérémonies organisées toujours dans de villes qui font rêver : New York, Londres, Paris, Genève, Francfort… », en ces termes : «  différentes publications parlent d’une arnaque pure et simple destinée à soulager les pigeons élus de quelques milliers d’euros. La mécanique est parfaitement huilée, un courrier du BID apprend aux sociétés ciblées qu’elles ont remporté un trophée de la qualité et qu’elles sont conviées à Genève Paris ou Londres dans un bel hôtel pour recevoir le prix mais également qu’elles doivent payer des frais de participation de 3500 euros. »
Comme en témoigne un dirigeant marocain qui ne s’est pas laissé prendre à cette grosse ficelle : « J’ai reçu pour mon organisme ce type de médaille à 5 reprises, toutes en catégorie or!!!, mais j’ai compris leur business et je ne suis pas parti prendre cette médaille.

C’est du business qu’ils font : sur les 3600 euros demandés par personne ils paient 2 nuits d’un grand hôtel à Paris ou Genève ou Madrid…., le dîner de gala, 2 pin’s et la médaille qui n’est pas en or pour moins de 1000 euros; ils prennent le reste 2500 euros; multipliez ce montant par 150 participants et voyez le magot et comme ils en organisent 4 par an avec différents noms donnés au diplôme (tantôt WQC : world Quality Commitment tantôt CIQ : Century International Quality Award) cela fait beaucoup d’argent
. »

Ainsi les pigeons choisis généralement du tiers monde, sont flattés et contents de voir ainsi leur travail ou leur entreprise distinguée. Mais ils devraient se poser une question élémentaire. Comment un organisme sérieux de certification peut décerner un prix à une entreprise sans la visiter ou l’auditer, ou prendre connaissance de son bilan ou même tout simplement lui faire remplir un questionnaire ?

Business Initiative Directions n’est donc pas un organisme certificateur reconnu, ses trophées et distinctions n’ont aucune valeur et sont payants « 3700 euros environ » et ne sauraient constituer pour l’entité primée un aboutissement d’un cycle quelconque de certification ou même un témoignage d’une quelconque réussite.

En vérité, cette fameuse Business initiative directions a tout d’une arnaqueuse. Pour l’anecdote on rappellera que le journal sénégalais Scoop du groupe Sspp/Le Soleil avait reçu le fameux courrier (voir fac similé) qui l’informe que les réunions qui ont primé Scoop  se sont tenues « au cours de ces 10 derniers mois » alors que ce quotidien « people » n’existe plus depuis plus de trois ans. C’est dire le sérieux de ces distinctions. »

 

Si le ridicule  tuait, Abdoulaye Sylla, Cheikh Ndiaye et leurs souteneurs seraient six pieds sous terre !

Le technicien Charles Diouf chef de la  Line Maintenance quant à lui a filé au Qatar. Ce projet initial d’un coût de 2 067 909 522 F Cfa pour rappel  n’a jamais été opérationnel, malgré tout le battage médiatique qui a accompagné sa mise en place et la remise de ce prix bidon aux USA par un organisme domicilié en Espagne, pour le crédibiliser.

 

Le 23 juillet 2015 d’ailleurs, soit moins de 3 mois après la réception de cette prétendue reconnaissance internationale l’agrément EASA.145.0505 AHS LINE MAINTENANCE SA SENEGAL était suspendu !

 

Charles Diouf qui craint sans doute de rendre compte un jour sur ce projet a filé en douce dans des conditions rocambolesques au Qatar ; il a été bloqué lors de sa première tentative de fuite par ses ex complices, il n’a pu finalement s’envoler que le lendemain.

 

Les techniciens européens qui étaient présents sur la plateforme n’avaient fait que meubler la galerie le temps de légitimer le deal. Ils étaient recrutés par le père de Cheikh Ndiaye décidément dans tous les coups, et ils étaient hyper bien payés, logés et blanchis pendant les quatre ou cinq mois que la combine aura durée, c’est-à-dire le temps que les compagnies séduites découvrent la supercherie et se taillent.

Aujourd’hui cet investissement est un échec qui grève gravement les actifs de sa société et menace sa survie.

 

Voilà un autre pan de la facette de la gestion d’AHS, une entreprise symbole parfait de la mauvaise gestion propre au régime mackyen, qui aime décidément promouvoir des incapables par la seule grâce de Maréme Faye Sall, dont Abdoulaye Sylla est l’homme de main.

 

Cissé Kane NDAO

Président A.DE.R