Chaque fois que Macky appelle au Dialogue, le PDS répond par l’affaire Karim Wade

Selon Moussa Sarr Porte-parole de la LD, l’opposition semble réfractaire au Dialogue et surtout le PDS qui met toujours en avant l’affaire Karim Wade

Je crois que vous faites bien de poser ce débat parce que nous, au niveau de la Ld, nous estimons qu’une des caractéristiques de la démocratie, c’est le dialogue entre les acteurs politiques. Ce dialogue est pour nous une nécessité vitale pour la bonne marche de la démocratie. Nous pouvons malheureusement constater qu’il y a un déficit de dialogue dans ce pays. Ce déficit, tous en sont responsables. Le pouvoir a sa part de responsabilité. Parce qu’il doit prendre des initiatives pour instaurer le dialogue avec l’opposition, par exemple. Mais l’opposition a aussi sa part de responsabilité. Parce qu’à chaque fois que le président Macky Sall a lancé un appel au dialogue, on entend immédiatement les responsables de l’opposition refuser de participer au dialogue. Lorsqu’il a été question par exemple d’instaurer un dialogue avant le référendum, j’ai entendu des responsables du Pds dire qu’il n’y aura pas de dialogue sans Karim Wade. Donc, quand on a cette posture qui consiste à dire que c’est Karim Wade qui va diriger la délégation du Pds, c’est la meilleure façon de dire qu’on ne veut pas de dialogue.

Dans ce pays, on fausse toujours le débat sur le dialogue. Dialoguer, ça ne veut pas dire que les gens de l’opposition entrent au pouvoir. Le pouvoir doit continuer à gouverner, l’opposition à s’opposer. Mais, on peut dialoguer autour des questions essentielles. On devrait dialoguer autour des réformes proposées au référendum, autour des lois réglementaires et des textes législatifs qui seront pris par l’Assemblée nationale après le référendum. Ensuite, on doit dialoguer autour des questions électorales. Aujourd’hui, on a fait un référendum, il faut peut-être instaurer un dialogue autour du fichier, autour de la proposition qui consiste à faire une seule carte pour la carte d’identité et d’électeur…Il y a toujours de la matière pour dialoguer dans un pays et l’opposition va apporter des propositions. C’est au président de la République, qui est élu au suffrage universel, de prendre ou de ne pas prendre.