Célébration du Grand Magal de Touba : la région de Matam en paie les frais…Pas de transport, marché vide…

A J-1 du Magal de Touba, toutes les activités de la région sont au point mort. Boutiques et cantines sont fermées. L’ambiance commerciale a baissé d’un cran. A la gare routière, lieu de regroupement et de stationnement des véhicules de toutes destinations, règne un silence et une solitude sans pareil. Difficile de voyager en cette veille du Magal. Les agents de l’Etat qui servent dans les autres localités de la région trouvent beaucoup de peine à rallier Ourossogui pour le salaire. Le pire de tout ça est que le panier de la ménagère souffre. Il n’y a même pas de poissons car les gros camions –réfrigérateurs qui viennent, soit de Saint-Louis ou de Richard- Toll pour ravitailler la région, sont absents. Plus de poissons sur les étales. Cette enseignante de lycée se confie « j’ai fait trois ans dans cette zone mais c’est toujours la même situation à l’approche du Magal ». Un sourire coquin aux lèvres, elle poursuit « j’ai mangé aujourd’hui un thiébou diène sans diène malheureusement, il y avait tous les légumes mais pas un seul poisson ». Les populations devront se contenter de « thiébou nguédj » ou encore de « thiébou kéthiakh » en attendant le long retour de ces disciples de Serigne Touba, ces baol- baol qui constituent une bonne part de l’économie dans cette région.
Aicha Guissé à Matam pour xibaaru.com