Catastrophe…L’état accepte de payer les salaires des maires mais refuse de payer les adjoints au maires et le personnel

Au moment où les responsables des collectivités locales haussent le ton pour décrier leurs souffrances occasionnées par l’acte 3 de la décentralisation, avec surtout le manque de moyens…, l’Etat pose un nouvel acte qui risque de mettre le feu aux poudres. En effet, selon nos sources, l’Etat vient de prendre la décision de garantir juste les salaires des maires de commune et renvoie toute prise en charge de leurs adjoints et des assistants communautaires (Ascom) qui jouent le rôle de secrétaire municipal, à la charge des communes. Une décision perçue comme étant un sabotage pour freiner les ambitions des maires. «Vous vous rendez compte ? L’Etat se décharge maintenant de toute prise en charge de nos adjoints et de celle de nos assistants communautaires, c’est-à-dire les secrétaires municipaux. Ceci veut dire que nous, maires, devons jongler pour pouvoir assurer les salaires de nos adjoints et de nos assistants communautaires » regrette un maire de l’opposition dans le sud du pays.
Pire, révèle notre interlocuteur, «vous avez vu, on est venu de nos fiefs pour la plupart par des véhicules de transport pour assister à cette invitation du Chef de l’Etat pour le lancement du programme d’urgence de développement communautaire parce que tout simplement, on n’a pas de moyens. Et on veut encore nous dire de prendre en charge les salaires de nos adjoints et des assistants communautaires sur le peu que nous recevons relatif aux fonds de dotation». Un autre maire d’une localité dans le Sud du pays de révéler le montant jugé trop bas reçu comme fonds de dotation par certaines communes. «J’ai reçu un fonds de dotation de 16,5 millions réparti comme suit : Education 5,3 millions ; Jeunesse : 500.000f ; Sport et Loisirs : 1 million; Santé : 3,1 millions ; action sociale : 1 million ; Indemnités du maire : 3,6 millions ; Culture : 1 million, Gestion ressources naturelles : 1 million… dites-moi comment est-ce que je pourrai payer ces gens-là ? En tout cas, nous allons nous réunir pour statuer sur la question, mais sachez qu’on va nous entendre bientôt», se plaint-il. Alors tendons l’oreille !