Barth n’est pas sérieux…Ndékétéyo, il doit 150 millions à la Sicap…C’est le voleur qui crie au voleur

Le Syndicat de la Sicap n’a pas mis de temps pour répliquer à la suite de la sortie de Barthelemy Dias accusant la société immobilière de faire du «tong tong foncier» dans son périmètre communal. Son secrétaire général a signé un communiqué dans lequel il demande au maire de Sacré-Cœur Mermoz de payer d’abord ses 150 millions d’arriérés de loyer avant de crier au voleur…
Le maire de Sacré-Cœur Mermoz serait un mauvais payeur qui risque d’être expulsé des locaux qu’il occupe depuis son élection et qui appartiennent à la Société immobilière du Cap Vert (Sicap). Dans un communiqué rendu public, le secrétaire général du Syndicat de la Sicap Sa n’a pas mis de mis de gants pour remonter les bretelles au jeune socialiste.
«Pour qui se prend Barthelemy Dias?», s’est d’emblée interrogé Abdoul Aziz Wane qui a signé le communiqué dont une copie est parvenue à la rédaction de Grand-Place, hier. Le syndicaliste de poursuivre: «Après ses diatribes lors son Conseil municipal délocalisé à Saly, Monsieur le maire continue à travers sa conférence de presse théâtralisée à prendre plaisir à jeter l’opprobre sur la Sicap Sa et ses agents.
Ce maire doit comprendre que la Commune de Mermoz-Sacré Cœur est constituée de cités construites par la Sicap (Karack, Baobabs, Mermoz, Fenêtre Mermoz, Sacré Cœur 1, 2et 3, Sacré Cœur Vdn, Pyrotechnie, Keur Gorgui…). Elle n’est pas une commune rurale avec des hectares de terres, des vergers et du foncier à attribuer. Ce sont des titres privés.
Les locaux qui abritent son bureau de maire sont une propriété de la Sicap, et il ne s’est jamais acquitté de son loyer depuis qu’il est maire. A ce jour, il doit plus de 150 millions de F Cfa à la Sicap». La sortie de Barthélémy Dias est, d’après toujours la même source, «un tissu de contrevérités et d’amalgames.
Comment la Sicap peut-elle céder un rondpoint; c’est à la limite grotesque et se manquer de respect que de tenir de tels propos pour un «honorable député». Abdoul Aziz Wane de laisser entendre que la Sicap construira et vendra conformément aux textes en vigueur et aux délibérations de son Conseil d’administration (Ca).
Non sans rappeler à Diasfils que la ville de Dakar est repré- sentée au Ca de la Sicap. Toutefois, peut-on encore lire dans le communiqué, «le maire qui menace de détruire des constructions, se croit-il au-dessus des lois? Je lui rappelle que la SICAP avait fait condamner l’Etat du Sénégal en 1998 pour destructions et démolitions».
Pour les syndicalistes de ladite société dirigée par Ibrahima Sall, «Monsieur Dias qui est député, secrétaire élu de surcroit doit éviter cette politique qui consiste à mettre une pression ou à faire chanter».
«Il devait être fier que la Sicap ait permis à sa commune d’avoir un beau visage avec Sicap Keur Gorgui où banques, assurances, ministères et investisseurs se bousculent. Et il glane des recettes Monsieur Dias doit arrêter «la politique spectacle» qui consiste à bluffer ses administrés.
La Sicap continuera ses programmes pour les Sénégalais sérieux qui travaillent. Nous n’avons pas de foncier à céder gratuitement et gracieusement à des hommes politiques paresseux», tance encore Abdoul Aziz Wane.
Qui met toute cette situation sur le compte «des faiblesses de l’Acte 3 qui a confié la délivrance des permis de construire à des maires qui n’ont pas de services techniques et qui en font des fois un moyen de chantage».

Th. B. LOU