Baldé et Khalifa Sall menacent Macky Sall en 2017…Ils séduisent de plus en plus dans leurs capitales

A deux ans de la présidentielle, les jeunes loups aux dents longues affichent déjà leurs ambitions. Ils sont de la même génération que Macky Sall. Et ils pèsent lourd sur la balance. Les étoiles montantes de Ziguinchor, Dakar et Guédiawaye n’ont pas encore dit leurs derniers mots. Le Macky est averti.
Et c’est encore reparti. Rien ne va plus, comme si l’on était dans une salle de jeux. Mais, la réalité est autre sur la scène politique. Les derniers développements sur l’emprunt obligataire lancé par le Maire de la Ville ont sonné fort au sein du gouvernement. Alors que les questions de l’heure ont pour noms chômage, santé déficiente, crise scolaire, usines en léthargie, voilà que certains collaborateurs du chef de l’Etat mettent du sable dans le couscous.
En voulant faire de Dakar, une belle capitale, Khalifa Sall veut ainsi donner un coup de main dans le développement du Sénégal. Un Dakar qui connaît un lifting, c’est une aubaine pour le secteur touristique. Pour les entreprises locales. Une capitale qui respire. Et non une capitale qui croule sous le poids de l’indiscipline de ses piétons, de ses automobilistes, de ses couches démunies qui ont fait de la chaussée, leurs pieds à terre.
Mais en bloquant le projet ambitieux, «ce clan des sept» ne sait pas qu’il a créé un courant de sympathie autour de Khalifa Sall. Ils sont nombreux à être séduits par le jeune socialiste qui maîtrise les chiffres et les mots. L’édile de la capitale qui n’a pas encore affiché ses ambitions présidentielles, est un dur à cuire. Ses projets lancés sans tambours ni trompettes font des émules dans les dix neuf communes d’arrondissement. Et en briguant, de nouveau, la casquette de maire, Dakar affiche haut ses couleurs.
Il en est de même pour Ziguinchor. La capitale du Sud vit à l’heure de son Maire. Bien qu’il ait tenu un conseil des ministres décentralisé, la réalité est autre. Les responsables apéristes ne font pas le poids devant Abdoulaye Baldé. L’on se souvient du «ippon» administré à Robert Sagna. Le Maire s’est vite forgé un destin politique. En croyant que la politique, ce sont des ambitions, des projets qui ne sont pas une utopie, et un service social qui fonctionne cinq sur cinq. Les Ziguinchorois ne vont pas changer de fusil d’épaule et ils l’ont démontré. A la guerre des pancartes des nouveaux «barons» du Sud, ils ont dit niet. Certains sont juste venus pour meubler le décor. Comme pour dire que cela risque d’être dur pour le régime du président de la République.
Et la récente exclusion de Malik Gakou de l’Afp est une fois de plus, une alerte. Le jeune progressiste est à l’heure présidentielle. Lui aussi veut le fauteuil. L’ex-numéro deux du parti de Moustafa Niasse veut se refaire une nouvelle santé. En laissant Alioune Sall en roue libre, en propulsant Alioune Sarr, ministre du commerce, Malik Gakou ne va plus se laisser faire. Il met les turbos à fonds, pour faire basculer les suffrages au niveau de la banlieue.
Ces jeunes loups aux dents longues, en rendant visite à Me Abdoulaye Wade, sûrement, pour des prières et bénédictions, se préparent. Pour les grandes joutes électorales. Les anciens ont déjà fait leurs chemins. Le secrétaire général de l’Apr a du pain sur la planche. Entre devenir un simple citoyen ou briguer un second mandat. C’est sur le terrain que la seconde manche livrera son verdict.
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