Baisse des denrées, du loyer, du carburant, bourses de sécurité…Et si tout cela jouait en faveur de Macky en 2019 ?

L’économie et le social, les atouts de Macky en 2019 ?

Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique, la situation économique est décisive lors d’une échéance électorale. Et les Sénégalais qui avaient élu Macky Sall à plus de 65% des suffrages l’attendaient  au tournant de sa promesse de faire baisser les prix des denrées de première nécessité. Virage plutôt bien négocié par l’Alternance II.

Malgré la fluctuation des prix sur le marché international, le chef de l’État s’est vigoureusement attaqué à la baisse des prix des denrées de première nécessité. Les prix des denrées de première nécessité ont connu des baisses avec homologation. Le riz brisé, le sucre cristallisé et l’huile de fût, étaient une demande sociale forte et elle a véritablement contribué à soulager le panier de la ménagère longtemps affecté par une inflation galopante. Le kilo de riz ordinaire est à 280 F Cfa au lieu de 325 F Cfa, le kilo du riz parfumé est à 435 F Cfa au lieu de 475 F Cfa, le kilo du sucre se vend à 580 F Cfa au lieu de 690 F Cfa, alors que le litre d’huile est à 960 F Cfa contre 1 200 F Cfa. La baisse du loyer était aussi  une demande sociale forte. Ce fut un véritable coup de frein à la spéculation immobilière sur les loyers et un ballon d’oxygène pour tous les locataires sénégalais même si quelques incohérences subsistent encore.

Ce n’est pas tout. Le gouvernement  a mis une politique sociale pour venir en aide aux couchés défavorisées. Ainsi, l’État a-t-il  dégagé, en 2015, une enveloppe de 20 milliards F Cfa pour assurer le versement des allocations dues aux 200.000 familles bénéficiaires des Bourses de sécurité familiale (Bsf). 300 mille mères de famille bénéficient de bourses pour garantir l’éducation et la vaccination de leurs enfants défavorisés. Pour faire face au coût de la santé, le Président Macky Sall a rendu gratuits des soins pour les enfants de moins de 5 ans, les hémodialysés à tant d’autres couches vulnérables.

Les impôts sur les salaires ont baissé sensiblement de 15 à 100% améliorant le pouvoir d’achat des ménages. Sur le plan communautaire, le Président Macky Sall a lancé aussi le Pudc qui, en quelques mois d’activité seulement, a permis d’avoir 63 forages, 69 châteaux d’eau et 847 km de pistes rurales. Sur le plan de la croissance, en 2011, le Sénégal avait une croissance de 1,7%. La constante progression, depuis 2012 a permis d’atteindre au moins 6,4% en 2015 avec une réorientation progressive de cette croissance vers les secteurs agricoles, industriels et tertiaires employant le plus grand nombre. Mais une (ré) élection tient plus à la chance et au timing qu’à l’action. Mais, pour 2019, Macky Sall peut-il donc encore y croire.

rewmi