Babacar Gaye porte-parole du PDS : «En cas de victoire du NON, Macky doit… démissionner»

Le référendum annoncé par Macky Sall sur la réduction de la durée du mandat présidentiel a-t-il un enjeu sur son avenir politique à la tête de l’Etat ?

Le référendum annoncé porterait sur deux sujets si l’on se réfère au projet qui circule dans la presse et sur les réseaux sociaux. Il s’agit de la réduction de la durée de son mandat et, subséquemment, de la fixation du mandat du futur président de la République à cinq ans ainsi qu’une panoplie de réformes des institutions. S’agissant du premier objet, M. Macky Sall voudrait respecter un engagement auquel il avait souscrit devant le peuple qui l’a élu sur cette base. Pour le second, il propose aux Sénégalais des réformes dans l’organisation des pouvoirs publics et le renforcement de la démocratie. C’est pourquoi le référendum a un double enjeu : le respect de la parole donnée et la mise à niveau de notre système politique dans un contexte de crise multidimensionnelle. Alors que tous les sondages le donnent perdant à la prochaine élection présidentielle, le Président cherche à gagner du temps pour se doter d’une nouvelle légitimité politique. Comme le Général De Gaulle en 1969, le Président Macky Sall prend le risque de jauger sa popularité alors que l’opposition reprend du poil de la bête, sa majorité est divisée sur la question et le chômage ainsi que la pauvreté gagnent du terrain. Lors de ce référendum, au-delà de la simple réduction de la durée du mandat en cours, il s’agira aussi d’un autre référendum pour écourter son règne.
S’il fait campagne pour le OUI et que d’autres forces politiques et sociales appellent à voter NON autour de son départ, le référendum sera considéré comme une élection présidentielle anticipée. Sous ce rapport et en cas de victoire du NON, le Président de la République doit en tirer tous les enseignements et démissionner.

5 Comments

  1. Suite à l’alternance politique qu’a connue le Sénégal en mars 2000, très grand fut l’accueil réservé par le peuple à la volonté et aux engagements qu’ont fortement exprimés les nouvelles autorités de doter le Sénégal d’une nouvelle Constitution ; un nouveau texte constitutionnel qui consacre un nouveau régime politique, de préférence un régime parlementaire. Le challenge était alors de mettre en pratique les propositions de réformes institutionnelles vaguement déclarées depuis des années et réitérées par la voie de multiples promesses électorales faites par la nouvelle équipe dirigeante au peuple. En un mot, il était question, pour les forces politiques triomphantes en général et pour le nouveau Président de la République en particulier de respecter une promesse électorale et d’administrer, à l’intention du peuple, la preuve de leur bonne foi. Une entreprise politique qui est censée avoir pour intérêt de permettre aux nouveaux dirigeants de mobiliser les populations pour l’oeuvre de construction et de redressements nationaux sur la base d’un nouveau « contrat social3(*) » qui devait alors être matérialisé par une nouvelle Constitution. Cette dernière est alors censée opérer une tabula rasa et poser les jalons d’un nouveau style de gouvernement différent de celui qui avait fini par décevoir les sénégalais. C’est l’ère de la rhétorique du changement constitutionnel, condition, proclame – t – on volontiers, du changement politique.

    Mais, parallèlement à la confusion qui planait sur le contenu véritable du « régime parlementaire » souhaité, naquit puis se développa peu à peu l’idée selon laquelle il est nécessaire de doter le Président d’une Constitution et d’une majorité parlementaire lui permettant de travailler pour le pays. Ainsi, l’idée d’une Constitution au sens du nouveau contrat social fut progressivement substituée par celle d’une Constitution-instrument de gouvernement pour le Président.

    Quoi qu’il en soit, il y eut une volonté politique manifeste d’avoir une nouvelle Constitution qui porte la marque et les préférences présidentielles. L’ambition de réalisation d’une rupture s’est formellement concrétisée. La Constitution de 2001 est une nouvelle Constitution sans lien juridique avec sa devancière, même si elle a omis expressément de l’abroger. Car, la Loi n°2001-03 du 22 janvier portant Constitution exprime clairement la volonté d’avoir une nouvelle Constitution en rupture avec la précédente, qu’elle abroge et remplace d’une manière tacite. D’ailleurs, c’est la première fois depuis 1959 qu’est expressément proclamé l’avènement d’une nouvelle Constitution au sens formel. En effet, les libellés des lois constitutionnelles de 1960 et de1963 ne faisaient état que de simple révision constitutionnelle. En 1960 et 1963, il a été procédé à des révisions constitutionnelles qui ont fini par déboucher sur de nouvelles Constitutions.

    En 2001, le défi a été de fonder un nouvel ordre juridico-politique rompant avec l’ordre ancien et matérialisant l’une des plus grandes promesses faites par les nouveaux dirigeants au peuple sénégalais. Mais l’abandon du procédé de révision constitutionnelle au profit d’un changement de Constitution est tout aussi un moyen pour la nouvelle équipe gouvernementale d’éviter d’avoir à essuyer une opposition des Parlementaires alors à majorité socialistes. Vous vous souvenez de ce dont vous avez fait en 2001 espèce de violeur de loi

  2. bien rappelé mon cher ils avaient tout fait pour avoir la constitution en leur faveur il dit que si la majorité votez non que le grand et brillant Président doit démissionner et pourquoi du fait que le peuple n’approuve pas la réduction du mandat je vous renvoit à ce texte : Article 89
    L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au
    Président de la République et aux députés.
    Le projet ou la proposition de révision adoptée par l’Assemblée nationale ne
    deviennent définitifs qu’après avoir été approuvés par référendum.
    Toutefois, le projet ou la proposition de révision ne sont pas présentés au
    référendum lorsque le Président de la République décide de les soumettre à la seule
    Assemblée nationale ; dans ce cas, le projet ou la proposition de révision ne sont
    approuvés que s’ils réunissent la majorité des trois cinquièmes des membres composant
    l’Assemblée nationale.
    Les articles 53 bis et 66 ne sont pas applicables aux lois constitutionnelles.
    La forme républicaine de l’Etat ne peut faire l’objet d’une révision.

  3. bien rappelé mon cher ils avaient tout fait pour avoir la constitution en leur faveur il dit que si la majorité votez non que le grand et brillant Président doit démissionner et pourquoi du fait que le peuple n’approuve pas la réduction du mandat je vous renvoit à ce texte : Article 89
    L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au
    Président de la République et aux députés.
    Le projet ou la proposition de révision adoptée par l’Assemblée nationale ne
    deviennent définitifs qu’après avoir été approuvés par référendum.
    Toutefois, le projet ou la proposition de révision ne sont pas présentés au
    référendum lorsque le Président de la République décide de les soumettre à la seule
    Assemblée nationale ; dans ce cas, le projet ou la proposition de révision ne sont
    approuvés que s’ils réunissent la majorité des trois cinquièmes des membres composant
    l’Assemblée nationale.
    Les articles 53 bis et 66 ne sont pas applicables aux lois constitutionnelles.
    La forme républicaine de l’Etat ne peut faire l’objet d’une révision.

  4. bien rappelé mon cher ils avaient tout fait pour avoir la constitution en leur faveur il dit que si la majorité votez non que le grand et brillant Président doit démissionner et pourquoi du fait que le peuple n’approuve pas la réduction du mandat je vous renvoit à ce texte : Article 89
    L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au
    Président de la République et aux députés.
    Le projet ou la proposition de révision adoptée par l’Assemblée nationale ne
    deviennent définitifs qu’après avoir été approuvés par référendum.
    Toutefois, le projet ou la proposition de révision ne sont pas présentés au
    référendum lorsque le Président de la République décide de les soumettre à la seule
    Assemblée nationale ; dans ce cas, le projet ou la proposition de révision ne sont
    approuvés que s’ils réunissent la majorité des trois cinquièmes des membres composant
    l’Assemblée nationale.
    Les articles 53 bis et 66 ne sont pas applicables aux lois constitutionnelles.
    La forme républicaine de l’Etat ne peut faire l’objet d’une révision.

  5. Je pense bien que vous êtes atteint d’une certaine amnésie ces temps ci. Vous ne cessez de multiplier de plus en plus vos sorties qui frisent le ridicule. Vous oubliez peut être que MACKY SALL est le Président le mieux élu de l’histoire du Sénégal. Comment peux tu demander la démission d’un Président démocratiquement élu? Mais cela ne nous étonne point car vous êtes du camp des aigris.

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