Assane Dioma Ndiaye : « Les images qui défilent sur la toile sont révulsantes et heurtent la conscience humaine »

La société civile semble être outrée par la violence exercée sur les leaders et militants de l’opposition qui ont fait face aux gaz lacrymogènes des forces de l’ordre vendredi.

Assane Dioma Ndiaye, le président de la Ligue sénégalaise des droits humains s’est fendu une déclaration que voici : « Les images qui défilent sur la toile sont révulsantes et heurtent la conscience humaine. S’il est vrai que l’État a le monopole de la violence légitime, cette violence doit être nécessaire et proportionnelle. Or, ce qu’on voit procède d’une violence délibérée d’une volonté d’attenter à l’intégrité physique et morale des personnes et, plus grave, d’humiliation de hautes personnalités ayant rendu de loyaux services à la Nation ainsi que d’anonymes citoyens dont la seule naïveté est peut être de croire à l’idéal démocratique. Le prétexte du non respect de l’arrêté préfectoral ne saurait absoudre les auteurs ou donneurs d’ordre de ces violences qui n’honorent pas notre pays et accroissent la fracture sociale et ce, dès lors qu’aucune entorse au dit arrêté n’était possible matériellement du fait du dispositif mis en place dès 14 h par les forces de défense et de sécurité et bouchant toutes les voies menant vers le ministère de l’Intérieur. L’Etat a l’obligation positive de concilier la préservation de l’ordre public et l’intangibilité des libertés publiques garanties par la Constitution. Cette problématique doit être à la portée de tout État digne de ce nom sans qu’ il soit besoin de donner l’image d’une situation de guerre ou d’un pays en état de siège. «