Après plusieurs semaines de cavale : Leupaleup tombe

Pape Ndiaye alias Leupaleup, qui avait donné 5 coups de poignard à son ami intime Badara Ndiaye, avait disparu dans la nature. Il a été arrêté par la police de Yeumbeul et sera déféré dans les prochaines heures.

Les populations de Yeumbeul sont soulagées. Pape Ndiaye alias Leupaleup a été arrêté par les éléments du poste de police de Yeumbeul après des semaines de cavale. Il sera présenté dans les prochaines heures au procureur de la République.

Après une série d’agressions, il s’était enfui pour se réfugier dans son village natal. Il a été appréhendé au marché Bou bess de Guédiawaye où il est tombé sur la maman d’une des victimes. Elle explique : «Je me suis rapproché de lui et je l’ai convaincu de revenir chez lui. Il m’a demandé comment aller la santé de mon fils. Je lui ai dit qu’il était toujours à l’hôpital. Le lendemain il est venu chez lui. C’est ainsi que j’ai appelé la police pour qu’elle vienne le cueillir. Je demande à ce que la justice fasse son travail. Parce qu’à chaque fois qu’un délinquant est appréhendé, au bout de quelques mois il réapparait, comme si de rien.»

Badara Ndiaye, âgé de 25 ans, maçon de profession, a reçu 5 coups de poignard de son ami Pape Ndiaye alias Leupaleup. Baignant dans une mare de sang, il sera évacué à l’Hôpital de Pikine, situé dans le camp de Thiaroye. Dans un état comateux, Badara Ndiaye a été admis au service de réanimation. Pendant 7 jours, il luttera entre la vie et la mort. Mais, il parviendra à s’en sortir presque miraculeusement. Depuis lors, les flics étaient en train de chercher le présumé agresseur.

Les faits se sont déroulés à Yeumbeul, plus précisément au quartier Gandiol robinet Diola. La maman de la victime, cœur meurtri, déroule le film du drame : «Il l’avait dit, il a mis en exécution ses menaces. Il lui a flanqué un coup au dos, un autre sur l’épaule droite, un encore vers les côtes gauche et droite. Ces blessures lui ont provoqué une Itt de 30 jours. Actuel­lement, ce que nous voulons, notre seul et unique souhait est qu’il soit arrêté et mis hors d’état de nuire.» Pourtant, ils étaient amis. «Chaque jour Pape Ndiaye venait voir mon fils à la maison. Parfois même quand il ne le trouve pas sur place, il ouvre sa chambre, porte des habits et ses chaussures avant de repartir. Bien vrai, on n’avait entendu parler de lui. Mais comme il venait à la maison souvent on n‘éprouvait pas le besoin de le renvoyer. Il m’a déçu.» Jusqu’à un passé récent, il était juste un délinquant primaire avant de se radicaliser. Récemment, il a poignardé trois personnes après de banals accrochages. A chaque fois, il a réussi à se volatiliser dans la nature. D’où son surnom Leupaleup (papillon).