Après la libération de Aïda Ndiongue, les libéraux exigent la libération de Me Amadou Sall

La Fédération du Parti démocratique sénégalais de Thiaroye Gare est montée hier au créneau pour exiger la libération de Me El Hadji Amadou Sall incarcéré depuis le 17 mars dernier pour les délits d’offense au chef de l’Etat et d’appel à l’insurrection.
Après la sortie de prison de l’ancienne sénatrice libérale Aïda Ndiongue et du coordonnateur de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Abdou Aziz Diop, les libéraux du Parti démocratique sénégalais engagent la bataille pour la libération de Me El Hadji Amadou Sall (photo). Hier, c’est la fédération du Pds de Thiaroye Gare qui est montée au créneau pour exiger la libération immédiate et sans condition de l’ancien ministre de la Justice sous Abdoulaye Wade.
« Nous réclamons la libération immédiate et sans conditions de Me Amadou Sall. Il n’a rien fait, c’est un responsable politique qui a simplement fait une déclaration politique dans un meeting politique », ont déclaré hier les libéraux de Thiaroye Gare. Qui menacent de multiplier les initiatives si jamais leur camarade de parti n’est pas libéré dans les plus brefs délais.
C’est le 17 mars dernier, une semaine avant le verdict du procès de son client Karim Meïssa Wade, que Me El Hadji Amadou Sall a été placé sous mandat de dépôt pour offense au chef de l’Etat et appel à l’insurrection. Selon ses camarades libéraux, son incarcération relève simplement d’une injustice et d’une politique de déstabilisation dont sont victimes les responsables du Pds.
« Nous avons toujours cru que la justice ne peut pas et ne devrait pas être au service exclusif du président de la République et chef de parti mais plutôt à celui de son peuple », déclarent ces camarades de Me Sall qui veulent désormais barrer la route à la « dynastie Faye, Sall, Gassama, Timbo ». Cela, disent-ils, « pour arrêter les tentatives de fraudes électorales par des audiences foraines orientées vers l’inscription massive des étrangers ».
Et « solutionner les crises scolaires et universitaires ; prendre à bras le corps la question énergétique manifestée ces derniers temps par des coupures intempestives d’eau et d’électricité et sécuriser les salaires des agents municipaux et indemnités des délègues de quartiers ».