Amath Dansokho revient sur ses propos qui lui ont valu des propos indécents de la part de l’APR

A Paris où il se trouve le président d’Honneur du parti de l’indépendance et du travail, Amath Dansokho a laissé entendre que les paroles qui lui avaient valu d’être trainé dans la boue, et voué aux gémonies, par certains proches du pouvoir, parce qu’il aurait déclaré que le Sénégal est en danger, ont été travesties.
« Moi, je n’ai pas peur de mes propos; si on doit me couper avec, on le fera, a d’abord tenu à clarifier Dansokho, avant de souligner qu’en fait l’interview a été tronquée. Ils ont coupé et n’ont mis que la partie où j’ai dit que le pays est en danger. »
Au micro de la RFM ce mardi, il confie qu’il avait même voulu envoyé un huissier avant d’en être dissuadé. Et Dansokho de se réjouir que tout le monde lui a donné raison, y compris le chef de l’Etat.
Pour que nul n’en ignore, Amath Dansokho reprécise sa pensée. « J’ai dit que nous sommes dans une turbulence générale autour de nous; il y a des situations de tension comme le Jihadisme en premier lieu, il y a Ebola et puis chez nous même. et j’ai dit qu’il ne faut pas se faire d’illusion. Il y a des problèmes graves qui se posent. Et nous ne sommes pas à l’abri de convulsion. Il ne faut pas que par étourderie, nous embarquions notre pays. Ce n’st pas la première fois que je dis ça; ce sont des choses que je dis tout le temps. Nous avons des forces qui travaillent dans l’ombre, prêtes à nous embarquer vers des solutions extrêmement dangereuses », a recadré Amath Dansokho qui participe à la 10e édition de la global conférence.
Sur la dernière actualité marquée par les rapports des différents corps de contrôle, le ministre d’Etat déclare que c’est la rupture qui est en marche. « Tous les rapports des corps de contrôle sont en train d’être publiés; c’est de la rupture. Ce sont des rapports qui ont été fait pour certains il y a dix ans et sur lesquels on avait mis le pied. Un homme qui ne veut pas de la rupture ne va pas faire ça », s’est-il réjoui. Et de demander aux Sénégalais dont il comprend l’impatience d’attendre un peu car la rupture va continuer.