Amadou Sall clarifie les choses sur la plainte de Karim: « On ne se situe pas sous l’angle de la nationalité…»

Décidemment, le Parti démocratique sénégalais (Pds) est prêt à tout pour faire sortir son candidat, Karim Wade de prison, quitte à lui faire perdre son éligibilité en tant que candidat à une élection présidentielle sénégalaise. En effet, interpellé par la presse sur les conséquences qui peuvent découler de l’argument évoqué par les avocats de Karim pour saisir le Tribunal de grande instance de Karim, à savoir la perte de sa nationalité française, un de ses conseils a répondu sans détour. Pour Me Amadou Sall, «on ne se situe pas sous l’angle de la nationalité. On se situe sous l’angle du préjudice que le Sénégal a fait subir à un de ses fils. Et ce fils a le droit d’aller où il veut pour que cette souffrance là cesse». A en croire la robe noire du fils de l’ancien chef de l’Etat, «ce qui est important pour nous, c’est que Karim Wade, quelle que soit sa situation, quel que soit son rattachement à la justice française, a subit une injustice».

Ainsi donc, pour Me Sall, «que Karim Wade aille en Gambie, en Guinée, en France, sur Jupiter ou sur Mars, cela importe peu. Ce qui est important, c’est que nous saisissons une justice qui soit indépendante, une justice à laquelle nous avons confiance, quel que soit le lien ou l’attachement que nous aurons avec cette justice».

Toutefois, l’avocat politicien a tenu à convoquer la jurisprudence de l’ancien chef de l’Etat, sénégalais, Léopold Sédar Senghor. En effet, de l’avis de Me Sall, «nous avons été dirigés pendant 20 ans par un illustre fils de ce pays, qui s’appelle Léopold Sédar Senghor et qui a pris sa retraite dans la fonction publique française, alors qu’il était déjà Président du Sénégal». Pour autant, précise-t-il, «il a été un Président qui s’est soucié, entre autres, des intérêts du Sénégal». Mieux, faisant appelle au cas de l’international sénégalais, notamment Habib Beye, le juriste a souligné «qu’il jouait pour le compte du Sénégal, personne n’a dit qu’il était français».

Faisant en outre dans les accusations, l’avocat libéral a rappelé aussi que «c’est le Président Macky Sall qui a été le premier à porter plainte contre Karim Wade et toute sa famille en France». Pour lui, le gouvernement sénégalais avait activé le Parqué financier de Paris, où des gendarmes français et un parquet français ont enquêté sur un fils du Sénégal.
Sud Quotidien