Aliou Sall en campagne pour la réélection de son frère…Il a déjà oublié les MAUX de Guédiawaye

Haro sur la politique politicienne !

Déçus, nous le sommes. Pour cause : la politique politicienne à laquelle se livrent certains de nos acteurs politiques est passée par là.

Dans sa dernière sortie du 21 avril dernier effectuée à Kolda, dans la région Sud du Sénégal, le maire de la ville de Guédiawaye, par ailleurs de l’Association des maires du Sénégal (Ams), s’est projeté dans une dynamique de campagne présidentielle prématurée. D’ailleurs, à cette occasion, le journal «Le Populaire», avait barré à sa une : «Aliou Sall en campagne pour la réélection de Macky». Cette sortie, qui laisse de côté les priorités des populations (la vie chère, accès à l’eau, à la santé, le bon fonctionnement du système scolaire…), est, sous ce rapport, condamnable. C’est une sortie male venue.

Le frère du Président Macky Sall, en négligeant les vécus quotidiens des Sénégalais, de ses administrés à Guédiawaye, banlieue de la capitale dakaroise où le chômage des jeunes, la pauvreté…restent les maitres MAUX qui plombent l’épanouissement social des populations de ladite localité, accorde toute son énergie aux questions électoralistes. Sous ce rapport, il se donne pour tâche première : la réélection d’un chef de l’Etat qui a tourné le dos à son engagement de réduire son mandat en cours de sept à cinq ans.

«Il faut que les maires Apr mouillent le maillot pour la réélection du Président Macky Sall. Il compte beaucoup sur vous», déclarait le maire cité par le journal. Une déclaration de cette nature, avant l’ouverture de la campagne présidentielle, est une honte dans un pays qui ambitionne de tendre vers «l’émergence» d’ici 2035.

Selon toujours la source, M. Sall a aussi appelé les maires de la coalition Benno bokk yaakaar (Bby), la mouvance présidentielle, notamment ceux de l’Alliance pour la République (Apr/formation politique du Président Sall) à investir davantage le terrain. Tout ça pour le triomphe de son camp en 2019? C’est un «sinistre politique» pour nous qui sommes gouvernés par des hommes politiques qui, constate-t-on, mettent en avant leurs soucis en laissant de côté les préoccupations pour lesquelles ils ont bénéficié la confiance du peuple. Eh bien, heureusement qu’il y a, aujourd’hui, au Sénégal, une forte conscience citoyenne, très critique, qui émerge et se donne également pour tâche de jeter un regard critique sur les mauvaises pratiques de nos acteurs politiques.

Xibaaru.com