Aïda Ndiongue, harcelée, piétinée, humiliée et appauvrie…Ses avocats en colère, dénoncent la procédure

L’ex-sénatrice libérale devra prendre son mal en patience avant de voir la fin de son feuilleton judiciaire. Moins d’une semaine après sa relaxe par le tribunal correctionnel de Dakar, Aïda Ndiongue est, à nouveau, placée, hier, sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).
La justice sénégalaise n’a pas encore dit son dernier mot dans l’affaire d’Aïda Ndiongue. Convoquée hier, l’ex-sénatrice libérale est, encore, placée, sous contrôle judiciaire par le juge d’instruction de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) après une première restriction de ses droits par le tribunal régional de Dakar.
L’annoncé a été faite, hier, à la presse par un de ses avocats. «Pourquoi un contrôle judiciaire au Tribunal régional et aussi à la Crei. Deux contrôles judiciaires pour un même citoyen ? C’est trop!» martèlera Me Seydou Diagne. Qui poursuit: «Elle avait déjà fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire dans le passé.
Le juge nous a dit qu’elle est caduque, mais elle ne se justifie pas en droit ni en fait et montre l’acharnement du Parquet et de l’Etat sur un citoyen qui n’a qu’un avocat pour se défendre!» Me Seydou Diagne annonce, dans le même sillage que «le procureur spécial de la Crei a décidé de saisir la commission d’instruction (Ci) afin que la liberté provisoire dont jouissait Mme Aïda Ndiongue, depuis 1 an à la suite de son inculpation, soit modifiée et qu’elle soit convertie en contrôle judiciaire».
L’avocat d’expliquer: «On retire son passeport et elle passe toutes les semaines, ou 15 jours devant la Crei auprès du greffier pour signer un document qui montre qu’elle est bien sur le territoire national».
Me Diagne précise, en outre, que le délai fixé par la Ci pour cette mesure de contrôle judiciaire est de 2 semaines. C’est ainsi qu’à partir de ce lundi 8 juin, «Aïda Ndiongue devra se présenter à la Crei et signer le registre. Si elle veut voyager elle devra également demander l’autorisation de la Ci».
Arrivée dans les locaux de cette juridiction, un peu avant 11 heures pour être entendue, elle en est sortie vers 13 heures. A retenir que le parquet spécial avait fait un réquisitoire estimant que la commission d’instruction de la Crei refusait de la placer sous mandat de dépôt.
La raison avancée est relative à la détention de l’ancienne sénatrice libérale. Aujourd’hui, elle a bénéficié d’une relaxe du tribunal correctionnel après 18 mois d’emprisonnement à Rebeuss suite à l’affaire des produits phytosanitaires des logements sociaux du Plan Jaxaay.