Affaire Lamine Diack…Assane Dioma Ndiaye veut aller plus…Vers l’implication de tous ceux qui ont bouffé cet argent sale

Les droits-de-l’hommistes se mêlent du débat sur la corruption sportive à l’Iaaf qui se prolonge dans le landerneau politique sénégalien à la suite des propos de Lamine Diack publiés par « Le Monde ». Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) estime que « dans l’affaire du scandale de L’Iaaf, l’urgence ne lui semble pas être l’arrestation d’opposants ou de journalistes ». L’avocat penche « plutôt pour l’ouverture d’une information judiciaire au Sénégal ». Il s’agira, selon lui, de « déterminer si l’argent russe, prix de l’étouffement des cas de dopage d’athlètes russes découverts a la veille des Mondiaux d’athlétisme que ce pays devait organiser avec d’importants contrats de sponsoring qui avaient déjà été conclus et qui allaient être remis en cause si l’Iaaf avait sévi, a profité à la famille Diack ».
Il veut aussi savoir si cela a profité « à d’autres dirigeants de l’Iaaf exclusivement ou a profité en partie ou en totalité à l’opposition sénégalaise ou à des personnalités politiques sénégalaises ou à des segments de la société civile a l’occasion des échéances électorales de 2009 et 2012 ? » Me Assane Dioma Ndiaye poursuit en soulignant que « s’il s’avérait au terme de cette information que les allégations de financement de l’opposition ou d’autres segments de la société sénégalaise ne sont pas établies, l’image du Sénégal serait sauve à part l’implication gravissime d’un de ses fils les plus illustres ».
Par contre, dit-il: « S’il était établi que l’argent russe a été injecte dans les campagnes électorales de 2009 et 2012 les conséquences seraient nationales et interpelleraient tous les citoyens ». Le président de la Lsdh soutient qu' »à l’instar de Idrissa Seck, il faut appeler à la sérénité et assumer dans un premier temps notre obligation de redevabilité à l’égard de la Communauté internationale qui s’interroge grandement et qui sans doute continue d’accorder à notre pays une présomption d’innocence ». En tout état de cause, il reste persuadé que « le deal passe entre la Fédération russe et l’Iaaf à travers ses plus hauts dirigeants reste et restera un crime contre l’éthique sportive mondiale ».