Abdoulaye Diouf Sarr dans l’Affaire de l’argent du dopage: « Dommage pour le Vieux Diack…Oumar Sarr a insulté… »

Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr est aussi le Coordinateur des cadres républicains de Dakar. Et c’est à ce titre qu’il s’est prononcé sur les allégations du journal « Le Monde » ainsi que sur l’arrestation de Omar Sarr, le coordonnateur et Secrétaire adjoint du PDS : « J’ai beaucoup réfléchi à cela et je me suis dit que c’est dommage qu’un journal aussi réputé, sérieux et fédérateur des convictions de temps, de génération, de cadre, à ce niveau-là, puisse provoquer ce genre d’événements. Je me suis dit aussi que c’est dommage par rapport au doyen Diack, parce qu’il a longtemps cristallisé l’estime des sénégalais en terme d’exemple à suivre. Dommage aussi pour une certaine classe politique, on a spéculé sur des éléments sans fondement et je crois que d’un autre côté pour ces politiques qui ont voulu utiliser cela comme un prétexte pour réchauffer le champ politique, je peux dire que cela n’a pas marché. J’aimerai quand même, après avoir dit trois fois c’est dommage, dire une chose : nous avons vendu aux Sénégalais, la République des valeurs et les sénégalais nous voient nous attaquer au train de vie arrogant que l’Etat avait connu. En réduisant énormément la gabegie, l’on a réinjecté dans le social. Nous ne pouvons pas donc ne pas être préoccupés par cette question.
L’Etat c’est des institutions, de l’ordre, c’est cela qui nous permet de vivre ensemble en étant dans une situation de sécurité. Si on permet à n’importe qui d’attaquer ou d’insulter et le mot n’est pas faible, l’institution, l’Etat est en danger. Je croix que vous devez comprendre que nous tous avons la lourde responsabilité de protéger l’institution. De ce point de vue je n’ai pas compris l’arrogance systématique d’Oumar Sarr à vouloir insulter. L’autre élément c’est dans des circonstances comme celle là chacun doit savoir raison garder. Chacun doit rester dans la légalité, mais aussi et surtout dans l’orthodoxie et la déontologie. Ce qui veut dire que si à certains endroits le Procureur décide de lancer une instruction et de se poser les questions, il faut respecter le jeu judiciaire. Il est important de respecter les institutions le jour on les fragilisera ce sera la porte ouverte au chaos. » a-t-il confié à nos confrères de Dakaractu lors d’un entretien…

1 Comment

  1. Lamine Diack, il était toujours possible de le défendre, même après la publication du journal Le Monde. Parce que quelque soit la crédibilité qu’on accorde au monde aussi, on peut toujours se cacher derrière l’affirmation qu’il n y a pas de preuves, que c’est un journaliste qui l’affirme, que ce n’est pas sûr. Mais c’est quand, pour la défense de Macky, le lobby de la presse des 100 a réussi à lui soutirer une audio où il blanchit Macky Sall… mais où il reconnait ce que le journal Le Monde a écrit, que la possibilité de le défendre est tombée. De tout le texte du Monde, Lamine Diack ne s’est intéressé qu’au seul nom de Macky Sall. Il a confirmé, et tenter de justifier tout le reste. Les sénégalais venaient d’entendre de Diack même la confirmation des dires du Monde. Il était devenu impossible de défendre Diack. Parce que Diack n’avait pas compris que ce qui intéressait la presse des 100, qui l’a courtisé pour cet audio, était uniquement la défense de Macky et non la sienne. Extraire le nom de Macky, quitte à enfoncer Diack, c’était la mission, et Diack a été grillé.
    A la suite de cela, ceux qui savent ne pouvoir compter sur la presse des 100, au même titre que Macky, ont usé de leurs artifices pour se tirer d’affaire, ou choisi de garder le silence. Moctar et Penda Mbow ont voulu jouer sur les chiffres et dates, pour confectionner un nouveau domaine de définition à l’argent qu’ils ont reçu. Et j’ai lu des textes qui leur attribuent honnêteté et sagesse, en pensant aux autres, ceux qui se taisent et ceux qui terrorisent ceux qui en parlent. Mais c’est oublier une chose: la sagesse n’a jamais été de seulement reconnaître avoir reçu de l’argent sale, mais de le restituer. A Moctar Mbow, les sénégalais doivent crier: « Doyen, remboursez ! »
    A un homme qui débarque à l’hôpital pour crier au docteur: « Dr, j’ai avalé un poison ! » La réponse du Dr ne peut pas être:
    – Est ce que tu savais que c’est du poison ?
    – Non.
    – C’est pas grave, puisque tu ne savais pas. Retourne chez toi.
    Un poison dans un corps d’homme est à y expulser. Que ce soit par des vomitifs ou par tout autre moyen.
    Tous ceux qui ont pris de l’argent sale de Diack n’auraient eu aucun mérite seulement en l’avouant. Il faudra qu’ils restituent. S’ils ne le font pas aujourd’hui, c’est parce qu’ils auraient choisi d’attendre que le juge vienne de lui même pour leur administrer le vomitif. Ce qui serait plus avilissant.

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